Torchage de gaz
Les torchères qui brûlent en ce moment
8 412 emplacements de torchères sont recensés dans le monde. Cette page liste ceux dont un satellite a mesuré la chaleur au cours des vingt-quatre dernières heures.
En train de rayonner
Aucun cycle de collecte n’est encore allé à son terme sur ce serveur. Cela ne veut pas dire que rien ne rayonne : cela veut dire que rien n’a encore été regardé.
Les questions qu’on nous pose
- Qu’est-ce que le torchage de gaz ?
- C’est la combustion contrôlée du gaz naturel qui remonte avec le pétrole, faute de gazoduc ou d’installation pour l’évacuer. La flamme brûle en continu au sommet d’une cheminée : c’est pourquoi les satellites la voient à presque chaque passage.
- Pourquoi torche-t-on le gaz au lieu de l’utiliser ?
- Le plus souvent faute d’infrastructure : le gaz remonte là où l’on produit du pétrole, loin de tout réseau capable de le collecter, de le traiter et de le transporter. Le torchage sert aussi de dispositif de sécurité, pour évacuer la pression dans les raffineries et les usines de traitement.
- Où torche-t-on le plus de gaz ?
- La Banque mondiale cite la Russie, l’Iran, l’Irak, le Venezuela, le Mexique, la Libye, l’Algérie, le Nigeria et les États-Unis parmi les pays qui torchent le plus. La carte ci-dessus montre, elle, les sites détectés un par un en train de rayonner.
Ce que cette mesure est, et ce qu’elle n’est pas
- La puissance radiative, c’est l’infrarouge qu’un capteur a reçu à l’instant où il est passé au-dessus. Ce n’est pas une mesure d’émissions, de pollution, ni d’une quelconque contribution au changement climatique : une ferme solaire peut arriver en tête du classement par le seul reflet du soleil.
- Une source absente de cette page n’est pas une source au repos : un satellite polaire passe deux fois par jour, les nuages cachent le sol, et un site qui a chauffé entre deux passages n’a jamais été vu.
- Le catalogue des sites est un instantané, reconstruit à la main. Une usine ouverte après la dernière construction n’y figure pas, et une usine fermée y figure encore.
D’où viennent les données
Les détections viennent de la NASA FIRMS (LANCE / EOSDIS). Les sites ne sont ni des données de la NASA ni les nôtres : ils viennent de la Smithsonian Institution pour les volcans, de la Banque mondiale avec la NOAA et la Colorado School of Mines pour les torchères, du World Resources Institute pour les centrales électriques, de la Spatial Finance Initiative pour le ciment, l’acier et la pétrochimie, de Global Energy Monitor pour l’acier, et de l’U.S. Geological Survey pour les sites miniers.